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4 décembre 2021
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L’origine de la fête de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts

Chaque année, le 1er novembre, en la fête de la Toussaint, l’Église fait mémoire de tous ceux que Dieu a sanctifiés et, dans une même démarche, elle réitère à tous ses membres l’appel à la sainteté. Cette célébration est suivie, dans l’après-midi de la commémoration anticipée des fidèles défunts par une cérémonie de prière et d’hommage dans les cimetières. En effet, la commémoration des fidèles défunts est normalement célébrée le 2 novembre. Retour sur l’origine de ces évènement religieux catholiques.

Origine de la Toussaint

À Rome, la fête existait certainement au Vème siècle, le dimanche après la Pentecôte. Elle fut déplacée une première fois par le Pape Boniface IV au jour anniversaire de la dédicace de l’ancien Panthéon, transformé en église sous le vocable de Sainte-Marie et des martyrs le 13 mai 610.  En 768, l’empereur Charlemagne voulant recréer un grand empire à l’image de la Rome antique prestigieuse, favorisa les moines irlandais qui unifiaient les traditions celtiques, germaniques et romaines de son empire et qui l’alliaient à Rome. En 775, Kathwulf, ecclésiastique anglo-saxon, écrivit à Charlemagne en lui demandant d’instaurer une fête de tous les saints. Peu après 798, un concile à Riesbach créa une fête nouvelle, aux calendes de novembre, la Toussaint.

Diverses explications ultérieures tenteront de « romaniser » l’origine de la fête, de la faire venir de Rome sinon de Palestine. Mais les documents prouvent que ce sont les influences gallicanes du temps de Charlemagne qui ont fait adopter cette fête à Rome.  Rome ayant rompu ses origines orientales, il parut donc de bonne politique de plaire à Charlemagne en déplaçant la fête des martyrs du 13 mai au 1er novembre.  La diffusion de cette fête sera lente, au rythme de la lente progression de l’omniprésence cléricale.

Elle fut, semble-t-il, transférée définitivement au 1er novembre par Grégoire III qui dédicaça en ce jour une chapelle de la basilique Saint-Pierre en l’honneur de tous les saints.

En 835, l’occasion d’un voyage de Grégoire IV en France fit célébrer la Toussaint pour la première fois par des Evêques en présence du roi Louis le Pieux. Grégoire IV ordonna que la Toussaint fût fêtée dans le monde entier.

Ce n’est qu’en 1580 que le pape Sixte IV en fera une des grandes fêtes chrétiennes en lui attribuant une octave, soit une semaine de liturgie spéciale.

D’où vient la commémoration des fidèles défunts ?

Au Sénégal, pour des raisons liées au respect du calendrier dans lequel le 2 novembre n’est pas un jour férié, la Commémoration des fidèles défunts est anticipée par la visite des cimetières dans l’après-midi du 1er novembre.  C’est l’occasion pour les familles de rendre visite à ceux qui nous ont quittés afin de leur rendre hommage et de parcourir ensemble les allées du cimetière, de se souvenir de ces  gens  d’autrefois,  des  membres  disparus,  et  pourtant  toujours présents.

Le jour de la Commémoration des fidèles défunts, soit le 02 novembre, une célébration en l’honneur des morts est organisée dans les églises. Cette messe est dite de requiem, mot latin qui signifie repos.

En Occident, à partir du VIème siècle, les monastères de l’ordre des bénédictins tenaient une journée en mémoire des défunts membres de leur ordre. Cette journée pouvait varier d’une année à l’autre.

Au IXème siècle, l’évêque de Metz, Amallaire (770-850), qui traitait des divins offices, plaçait celui des morts après celui des saints, en considérant que         ceux qui, après leur mort, n’étaient pas encore rangés au nombre des saints et avaient besoin de prières, se trouvaient à un rang intermédiaire entre le ciel et la terre.

L’institutionnalisation de la Commémoration des fidèles défunts est l’œuvre du moine français Odilon de Cluny. Il décréta en 998 que, le 2 novembre, on célébrerait dans les monastères clunisiens la commémoration de tous les morts. Saint Odilon rédigea un décret et la célébration de la Commémoration des fidèles défunts devint une coutume qui se répandit dans tous les monastères clunisiens. Mais la coutume clunisienne ne se généralisa qu’aux XIIIème et XIVème siècles. Jusqu’à la réforme du bréviaire romain de Pie X (1903-1914), l’Office des Morts était célébré en même temps que l’Office de la Toussaint.  Depuis 1913, ce jour a été pourvu d’une messe distincte qui commençait le lendemain de la Toussaint vers 15 heures.

Lors de la Commémoration des fidèles défunts, les prières vont vers « ceux qui ont quitté ce monde et attendent d’arriver à la Cité céleste » (saint Jean-Paul II).  La Commémoration des fidèles « invite les croyants à regarder le mystère de la mort non pas comme le dernier mot sur le destin humain, mais comme le passage vers la vie éternelle ». (Jean-Paul II).

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