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6 juillet 2022
ACTUALITE CONTRIBUTION Nationale VIE CHRETIENNE

Le prêtre, un homme courageux, mais incompris (Par Joseph Malou)

Tu es un prêtre et un homme courageux. Malgré ce que tu en penses.

Pour toi, peut-être, les hommes courageux, sont ceux qui font face à des difficultés extrêmes. Tu as raison. Mais le courage d’un prêtre ne se mesure pas seulement à l’aune des événements tragiques auxquels il faut face.

Tu es un prêtre courageux, au quotidien. Même si tu te considères comme faible et que tu as l’impression que la force t’abandonne plus souvent.

Moi, je le vois, jour après jour : ce courage dont tu fais preuve.

Tu as eu le courage de te lancer dans l’aventure de la prêtrise, cette aventure remplie d’inconnues et de détours inattendus. Tu as su apprendre par expérience que ce n’est pas toujours évident. Simplement pour avoir choisi de devenir un prêtre, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de continuer à croire en ton sacerdoce malgré les difficultés, de persister à croire que ton ministère n’était pas terminé malgré les remous. Tu as su apprendre à raviver la flamme d’amour du Saint-Esprit, celle que tu croyais éteinte depuis belle lurette. Tu as eu le courage de suivre ton cœur malgré le regard des autres sur toi. Simplement pour avoir remis ta vocation en priorité malgré le temps qui manque bien souvent dans ta routine quotidienne, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de tourner la page lorsque tu n’en pouvais plus de cet amour malsain venant des autres, le courage de prendre des petits sous ton aile. Tu as su apprendre à refaire ta vie même si tu as eu à verser beaucoup de larmes sur ta route. Simplement pour avoir cru en toi, en la possibilité d’un meilleur amour au prochain tournant de ce nouveau chemin, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage d’accepter tes défauts. Il fut parfois difficile pour toi d’entendre tes proches te lancer les quatre vérités en plein visage.  Tu as su apprendre à améliorer tes points faibles, afin de devenir une meilleure version de toi-même. Simplement pour avoir été en mesure d’apprendre à vivre avec ces imperfections qui font de toi la personne unique que tu es, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de t’excuser pour tes erreurs, d’admettre que tu te sois trompé, de cesser de jeter le blâme sur les autres. Pour te libérer de tes torts, tu as su apprendre à placer ton orgueil de côté afin de préserver tes relations avec ceux qui te sont chers et de vivre l’âme en paix. Simplement pour avoir demandé pardon, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de pardonner à ton tour à un ami, à un confrère, à ta famille. Tu as su apprendre à mettre ta rancune aux vidanges et ta haine aux poubelles afin de pouvoir desserrer les mâchoires et retrouver le bonheur de la présence de ces êtres que tu as tant aimés. Simplement pour avoir été capable de dire « je te pardonne », tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de suivre ton instinct malgré tous les bons et moins bons conseils qu’on t’a prodigués depuis ton appel.  Tu as su apprendre à faire la part des choses et faire confiance en ton choix, faire confiance au fait que la personne qui connaît le mieux ta vie, c’est ton Dieu. Simplement pour avoir cru en tes compétences de prêtre malgré le bombardement constant d’informations plus ou moins pertinentes, tu as été courageux et incompris.

Tu as eu le courage de faire face aux changements inattendus que la vie t’a imposés, aux situations qui ont remis en cause tes certitudes et ta stabilité. Tu as su apprendre à vivre avec moins de sous, à te réorienter après avoir quitté ta famille, tes proches ou à te créer un nouveau chez-toi dans une ville loin de tes vieilles habitudes. Simplement pour avoir été capable d’ouvrir les bras à une situation qui t’avait ébranlé au départ, tu as été courageux et incompris.

Mais surtout, mon beau prêtre, tu as le courage de te lever chaque matin, chaque jour de ta vie, afin de donner le meilleur de toi-même à tes brebis. Malgré la fatigue, les larmes et les crises, malgré la vitesse folle de ton quotidien. Tu as eu à faire preuve du plus grand des courages : savoir d’aimer.

 Dédicace à :

Abbé Jean-Luc NDOUR,

Père Louis DIEDHIOU, omi,

Abbé Alphonse Diockel DIOUF,

Abbé Louis Joseph GUEYE,

Abbé Jean-Laurent NDOUR,

Abbé Pierre Sandi DIOUF,

Abbé Charles LOPY,

Abbé Christophe Diamé NDOUR

Abbé Clément Thaddée NDIAYE,

Feu Abbé Gabriel SARR

Abbé Roger GOMIS.

                                                                                                                   Joseph MALOU
                                                                                                                   joseph.malou18@gmail.com

1 commentaire

Joseph Marie FAYE 10 juin 2022 at 13 h 19 min

Ce n’est pas facile d’être prêtre ,et c’est très courageux de leur part de suivre le chemin sacerdotale

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