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Sénégal
12 août 2020
FidesPost
ACTUALITE Nationale

La gestion des écoles à l’épreuve de la pandémie du coronavirus

Ce n’est pas au Sénégal uniquement que la pandémie a étendu ses tentacules. Elle a quasiment touché tous les pays du monde, fait plier les grandes puissances, confiné des milliers de personnes, elle a créé des situations psychologiques désastreuses chez les personnes vulnérables. L’économie mondiale, elle, est bien affectée mais l’éducation l’est un peu plus vu son importance et sa sacralité.

Plus de deux mois après la fermeture de toutes les écoles, instituts et universités du Sénégal, les élèves du privé et du public en classe d’examen ont repris le chemin de l’école le jeudi 25 juin 2020 pour ne pas perdre le fil conducteur de la connaissance. Vu l’importance et le niveau des élèves en classe d’examen, il était nécessaire pour les autorités de reprendre les enseignements apprentissages. Mais les classes intermédiaires restent dans l’attente d’une décision formelle qui devra prendre en compte les résultats du premier semestre déjà disponibles pour certains établissements. Moult interrogations et inquiétudes ont alimenté le débat ces derniers mois. Entre une reprise avortée et un manque de moyens sanitaires, des structures telles que le privé catholique avaient ainsi repoussé leur date de rentrée puisque toutes les conditions n’étaient pas réunies pour une rentrée effective. Disons-le, les écoles sont des foyers à risque, une source de propagation assez rapide du virus. Si le maximum n’était pas fait, il serait évident que beaucoup d’élèves choperaient le virus avant de le transmettre à leurs familles. C’est pourquoi certaines d’entre elles ont pris les devants, sans attendre le soutien de la tutelle. Aujourd’hui la majorité des écoles sont dans les conditions idoines pour travailler et rattraper le temps scolaire perdu. Du termoflash au masque en passant par le lavage des mains ou l’application de la distance physique, tout est fait pour éviter que le virus se propage.

A l’institution Saint Louis Marie Grignion de Malika par exemple la surveillance générale informe que le nombre d’élèves avoisine les 400 : CM2, 3e et TL S/L.Ces derniers sont répartis par groupe de 20 selon le niveau pour faciliter le respect des mesures barrières. Les autres classes étant libres, il devient facile de répartir et de faire appliquer toutes mesures sensées préserver la santé des élèves.

A l’institution Saint François d’Assise également, le frère Nicéphore Tine, préfet des études au primaire fait savoir que les élèves en classe de CM2 sont au nombre de 114. Ils sont répartis en 6 groupes de 19 élèves. La surveillance dans la cour de la récréation se fait dans la plus grande vigilance pour éviter les contacts physiques et autres risques de contamination. Selon, le préfet des études il y a un groupe de 5 enseignants par semaine pour accomplir cette mission de surveillance.

D’ailleurs, dans les deux établissements cités, les responsables se sont conformés aux directives des autorités éducatives de la tutelle en mettant sur pied un comité de veille et d’alerte pour parer à toute éventualité. Ce comité est présent tous les jours et procède aux vérifications nécessaires auprès de toute personne entrant dans l’établissement. Cette démarche permet à tous de travailler sereinement et il est évident que tous les établissements qui ont démarré les cours se sont conformés aux mêmes directives sanitaires. Aujourd’hui donc la situation est sous contrôle et elle devrait inciter les uns et les autres à plus de vigilance pour ne pas retenir à nouveau les élèves chez eux. Certes il faut maintenir les acquis pour préserver le la santé et le bien-être des élèves et enseignants mais l’école sénégalaise a de nombreux défis à relever en ce début d’hivernage particulièrement.

Certaines écoles, effectivement ne savent plus à quel saint se vouer parce que financièrement, les comptes ne permettent plus d’assurer les charges sociales auxquelles elles font face. Les enseignants qui dépendent en partie de ces écoles sont dans le désarroi total. Dans ce cas précis, l’Etat du Sénégal devait atténuer la tension et la douleur que subissent les garants des écoles privées puisque bon nombre de parents d’élèves ont décidé de ne pas honorer leur engagement scolaire. Au moment où les services supplémentaires tels que la restauration, le transport…ne sont plus facturés, il est difficile pour elles de survivre. L’intervention immédiate de l’autorité publique est plus que nécessaire du fait qu’elle garantit le droit à l’éducation à tous citoyens. Il urge donc d’appeler les parties concernées pour un dialogue permanent, utile et constructif. Ainsi seulement l’école privée, surtout, pourra émerger et procurer aux élèves la connaissance qui transformera la vie de la nation.

Blaise Guignane Sène

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