26.2 C
Sénégal
26 novembre 2022
ACTUALITE

L’« homélie » du journaliste Jean Nzalé à ceux qui disent que Noël tire ses origines d’une fête païenne

Le journaliste Jean Nzalé a trempé sa plume dans l’encrier de la vérité pour s’adresser, sur sa page Facebook, à « ceux qui disent que Noël tire ses origines de la fête païenne du sol invictus ». Après avoir revisité les fondements bibliques et historiques de la fête de la nativité, il a tenu à rappeler à ces esprits qui, à la veille cette fête, soulèvent « un faisceau de contrepropagandes » que le Christ « est venu dans le monde non pas pour les chrétiens seulement, mais pour les juifs (qui l’ont rejeté), les musulmans (qui croient aussi en lui) et même pour les païens (qui ne le connaissent pas encore) ».

Voici l’intégralité de sa publication :

Noël… Verbum caro factum est !

C’est devenue une coutume. Chaque année, depuis quelques décennies maintenant, la fête de Noël soulève à la veille, un faisceau de contrepropagandes, un peu partout à travers le monde.

Tel un amas de fumée qui émerge du fond des enfers, des esprits immondes empeste par leur venin l’atmosphère.

On voit à travers cette campagne abominable de dénigrement, la main du serpent ancien qui jadis avait instrumentalisé le roi Hérode le grand, le poussant à massacrer tous les bébés qui sont nés, à peu près, à la même période que le christ, à Bethléem et ses environs.

Il avait perpétré ce crime odieux pour s’assurer que le fils béni de la très Sainte Vierge Marie n’échapperait pas à cette furie macabre.

Aujourd’hui encore, des individus comme autrefois, essaient de ternir ce jour si béni qui célèbre l’auguste mystère que l’intelligence humaine ne saurait pénétrer, même s’il lui est permis de contempler une parcelle de cette vérité sublime qui consacre la manifestation du verbe de Dieu dans la chair humaine.

Le verbe « s’est fait chair et a habité parmi nous » nous dit, l’évangéliste Saint Jean.

C’est peine perdue pour ces fossoyeurs qui tentent par des acrobaties ignobles de faire croire aux esprits non avertis que la fête de Noël tirerait ses origines d’une fête païenne (sol invictus).

Dans l’esprit du message Évangélique, la fête de Noël, est au fond, aussi vieille que le christianisme, car la nuit même de la nativité, les anges dans le ciel, étaient dans l’allégresse. Débordants de joie dans le ciel, ils sont descendus sur terre pour partager leur bonheur avec les humains (les bergers).

Les rois mages qui symbolisent probablement les trois groupes humains (Noirs, Blancs et Jaunes) ont effectué un long pèlerinage pour aller à la rencontre de l’enfant Jésus, l’adorant et lui offrant de riches présents avec une immense piété.

Le fait que la fête de Noël, soit célébrée plus tard, le 25 décembre, jour choisi également dans la Rome antique pour fêter le dieu soleil, n’est que pure coïncidence.

D’ailleurs, Noël coïncide aussi avec la fête juive de la dédicace du temple ou encore fête des lumières (Hag hahanoukka en hébreu).

Cette fête instituée au temps des frères Maccabées, c’est-à-dire à environ deux siècles avant le notre, a un lien mystique avec le « corps mystique » du christ et est célébrée depuis toujours à partir du solstice d’hiver. Elle dure huit jours.

À la limite, on pourrait trouver un quelconque rapprochement entre Noël et la fête juive de la dédicace du temple, en ce sens que le christianisme est considéré comme le stade ultime et parfait du judaïsme. Cela est d’autant plus raisonnable, quand on sait que le Christ a lui-même, fait allusion entre son corps et le temple juif à travers ses propos ci-dessous :

« Démolissez ce temple et en trois jours je le rebâtirai », l’évangéliste Saint Jean précise en disant que le Christ, quoique parlant du temple, faisait allusion à son corps. Il signifiait par là, sa passion, sa mort et sa résurrection.

Ceux qui disent que Noël tire ses origines de la fête païenne du sol invictus sont de mauvaise foi. Ils sont animés par un dessein machiavélique tout simplement.

La coïncidence « heureuse » entre ces trois fêtes, païenne (qu’on ne célèbre plus), juive et chrétienne, a certainement une explication.

Il s’agit là probablement d’un signe du ciel pour montrer que « le Christ est la véritable lumière qui éclaire tout homme venant dans ce monde ». L’Evangile le confirme.

Il est venu dans ce monde, non pas pour les chrétiens seulement, mais pour les juifs (qui l’ont rejeté), les musulmans (qui croient aussi en lui) et même pour les païens (qui ne le connaissent pas encore).

D’ailleurs Saint Paul nous dit dans l’un de ces séduisantes épîtres, qu’en Christ, « il n’y a ni juifs, ni païens, tous sont égaux en lui ».

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Jean Nzalé

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire la suite