La Mission comme engagement écologique, une contribution majeure du Pape François

Dans cette tribune le Père Zagore exprime une conviction selon laquelle l’une des contributions importantes du pontificat du Pape François à la vie de l’Eglise aura été d’avoir fait de la question de l’écologie un des paradigmes déterminant pour l’activité missionnaire de l’Eglise aujourd’hui. Il développe cette conviction dans le cadre de la Semaine Laudato Si’, qui se tient du 16 au 24 mai 2020, sur le thème «Tout est lié», organisée par le Dicastère pour le Service du développement humain intégral, le Mouvement catholique mondial pour le Climat et Renova+, à l’occasion du 5e anniversaire de la publication de l’encyclique du Pape François Laudato Si’.

A côté des paradigmes missionnaires de l’engagement tels que la quête de la justice, la libération, l’inculturation, la contextualisation, entre autres, qui auront été capitaux pour l’activité missionnaire au XXe siècle, la question de l’écologie s’est imposée comme un paradigme majeur de l’activité missionnaire de l’Eglise au XXIe siècle, et cela grâce au Pape François.

On peut le dire sans se tromper que l’une des contributions importantes du pontificat du Pape François à la vie de l’Eglise aura été d’avoir fait de la question de l’écologie un des paradigmes déterminant pour l’activité missionnaire de l’Eglise aujourd’hui. Il est désormais impossible de penser l’agir missionnaire de l’Eglise en dehors de la sphère écologique.

Tout l’enjeu de cette orientation missionnaire est d’avoir faire prendre conscience que l’engagement auprès des pauvres et des marginalisés, qui est devenu la clé de voûte de l’agir missionnaire ces dernières années avec le dicton Vox victimarum vox Dei, ne devrait se faire sans un engagement décisif et prophétique envers la terre qui est aujourd’hui la plus pauvre des plus pauvres, la plus marginalisée des plus marginalisés.

Le principe de la mission comme engagement écologique se veut fondamentalement de faire passer au-dessus de nos dynamiques politiques, économiques, culturelles, sociales, ecclésiales, le cri de la terre, notre maison commune, qui est un cri de souffrance et d’agonie.

Dans cette dynamique missionnaire, il faudrait éviter ce qui a été la tentation de tout temps, qui présenterait exclusivement le salut de la terre comme prisme d’une authentique conversion écologique de l’homme. Si la conversion écologique de l’homme est nécessaire pour matérialiser ce défi, elle n’est pas exclusive, parce qu’aucun homme ne peut apporter le salut véritable. Le salut exclusif vient du Christ ressuscité. Il faut le dire clairement, le salut en Christ est un salut certes incarnée dans le contexte de la présente réalité humaine, mais qui met toujours en route vers un monde de plénitude.

Dans cette dynamique missionnaire, il faut toujours garder le lien entre engagement écologique et eschatologie chrétienne pour ne pas avoir un agir missionnaire complément déraciné et réduit à un simple projet humain de transformation socio-écologique.

P. Donald ZAGORE, sma

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