Réouverture des classes le 2 juin: les écoles privées catholiques expriment leurs inquiétudes

La réouverture des classes d’examen est prévue pour le 02 juin prochain, comme l’a annoncé le Chef de l’Etat, Macky Sall, lors de son discours à la nation, le 11 mai dernier. Mais l’inquiétude s’installe déjà dans certains établissements de Dakar à cause de la réticence de certains parents d’élèves à laisser leurs enfants reprendre le chemin de l’école en cette période où la pandémie du coronavirus gagne du terrain au Sénégal.

La pandémie du coronavirus est en train de se propager d’une manière inquiétante au Sénégal. Une situation qui préoccupe les chefs d’établissements du privé catholique comme c’est le cas au niveau des Cours Sainte Bernadette.

«On voudrait bien que les enfants reprennent les cours et les enseignements mais vu la progression de la maladie, on a peur», fait savoir Sœur Reine Marie Badiane, Directrice des Cours Sainte Bernadette. « Mais si l’autorité maintient cette mesure d’ouvrir les écoles le 2 juin, nous allons l’appliquer et on verra le nombre d’élèves qu’on aura. En effet, il y a des parents d’élèves qui disent que leurs enfants ne vont pas venir. De toutes façons, nous sommes en train de nous organiser depuis la déclaration du Chef de l’Etat. Le jour J nous allons accueillir les enfants qui seront là et pour ceux qui ne seront pas là, les parents prendront leur responsabilité», ajoute-t-elle.

L’équation de veiller à la sécurité sanitaire des enfants

Si cela ne dépendait que de la Direction et du personnel cet établissement privé, les classes resteraient fermées malgré la présence des candidats au CFEE, entrée en sixième et au BFEM. Car d’après Sœur Reine Marie Badiane, membre de la Congrégation des Filles du Saint de Cœur de Marie, il sera très difficile pour eux de veiller à la sécurité sanitaire des enfants. C’est vraiment un problème. « Nous avons exprimé nos besoins à l’inspection d’académie pour la mise à disposition de produits d’hygiène, de gel hydro-alcoolique, de termoflash, etc », signale-t-elle.

Allant dans le même sens, le Frère Marcelin Coly, Directeur des Cours Sacré-Cœur revient largement sur cette situation. Il explique que lorsqu’ils ont reçu les consignes relatives à la reprise des cours pour les classes d’examen, ils ont organisé une rencontre qui a regroupé tous les préfets, le conseil de direction élargi au bureau des parents d’élèves et aux personnes ressources dont le médecin de l’école pour réfléchir sur la reprise des apprentissages dans de meilleures conditions, le 2 juin.

La réticence des parents d’élèves

Par rapport à tout ce qui est demandé, se désole le Frère Marcellin: « les Cours Sacré Cœur n’ont pas encore les moyens et attendent l’appui de l’Etat pour mettre les apprenants dans des conditions optimale». « C’est difficile mais nous allons essayer de nous accommoder de certaines difficultés que cela pourrait engendrer», déclare-t-il.

Concernant la présence des enseignants, il informe que certains d’entre eux sont dans les régions et qu’une note de l’inspection demande la liste de ces derniers et leurs contacts.

Du côté des parents d’élèves, constate également le Frère Marcellin, la réticence est de mise chez certains d’entre eux. Cela n’empêche toutefois pas les préparatifs pour le retour des élèves en classes d’examen décidé par la plus haute autorité de l’Etat.

Pour sa part, le Frère, Luc Brunette, Directeur du collègue Hyacinthe Thiandoum, attend encore la circulaire de l’Inspection d’Académie (IA) de Dakar confirmant avec plus de précisions les mesures à prendre dans le cadre de cette reprise des cours. Selon lui, certaines de ces mesures prévoit la création de groupes de 20 élèves, le respect de la distanciation dans les salles de classe et la révision des emplois du temps pour faire cours entre 9h et 15h en évitant les rassemblements. L’Etat s’est engagé à fournir aux établissements les masques pour les élèves, les enseignants et tout le personnel de même pour les lave-mains, le savon, le gel hydro-alcoolique.

Par ailleurs, informe le Frère Luc, au cours de la dernière semaine de mai, les enseignants se réuniront pour préparer pédagogiquement cette reprise des cours. Il précise tout de même que les conditions à respecter seront confirmées également par l’Office Diocésain de l’Enseignement Catholique. A l’en croire, les chefs d’établissement sont en concertation régulière avec le Directeur Diocésain.

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