Les Foyers de Charité publient un rapport sur le passé obscur de leur cofondateur

Les Foyers de Charité ont publié, ce jeudi 7 mai 2020, une synthèse d’un rapport révélant des « agissements gravement déviants » du Père Georges Finet leur cofondateur, portant sur une large période de de 1945 à 1983. Les Evêques de France ont réagi immédiatement, à travers un communiqué, pour non seulement exprimer leur compassion aux victimes mais aussi pour «saluer le courage » du Père Modérateur, le sénégalais le Père Moïse Ndione, et du Conseil international des Foyers de Charité.

En lien avec le dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie et la conférence épiscopale française, le Père Moïse Ndione, Modérateur général, et le Conseil international des Foyers de Charité ont diligenté, depuis 2019 , une enquête pour faire la lumière sur les accusations envers le Père Finet, cofondateur des Foyers de Charité avec Marthe Robin, en mettant en place une une commission indépendante de recherches en septembre dernier.

Après six mois de recherches et 143 témoignages reçus, cette commission a remis son rapport mi-mars. Une synthèse vient d’être rendue publique par les Foyers de Charité. Elle révèle de la part du cofondateur de cette communauté nouvelle.

26 femmes ont dénoncé le comportement du Père Georges Finet sur une large période, de 1945 à 1983. Elles étaient majoritairement collégiennes et lycéennes reçue en confession par le Père Georges Finet.


« La plupart d’entre elles étaient âgées de 10 à 14 ans au moment des faits.Parmi ces témoignages, 14 récits concordants attestent de touchers du corps », indique la synthèse du rapport. « 20 témoignages attestent de questionnements insistants et intrusifs à caractère sexuel. Ces agissements gravement déviants ont causé aux victimes des blessures psychologiques et spirituelles, et des souffrances durables, parfois encore vives ».

« Ma pensée va d’abord aux personnes victimes. Je les remercie d’avoir eu le courage de témoigner auprès de la commission, ravivant en elles la mémoire douloureuse du traumatisme qu’elles ont subi. Au nom des Foyers de Charité je souhaite leur demander humblement pardon et chercher avec elles la meilleure manière de reconnaître ce qu’elles ont vécu. Il est essentiel de rechercher la vérité, d’abord pour les personnes elles-mêmes et de reconnaître les blessures infligées par le Père Finet. Leur témoignage est décisif pour permettre aux Foyers de Charité de faire la vérité sur leur passé et d’avancer dans leur démarche de réforme », déclare le Père Moïse Ndione à l’endroit des victimes et aux membres des Foyers de Charité.


Les Foyers de charité sont nés en 1936 au village de Chateauneuf-de-Galaure, dans la Drôme. Là où Marthe Robin a passé presque toute sa vie alitée et malade, avant de décéder en 1981, neuf ans avant son « accompagnateur », le Père Finet. Les 970 membres des 78 foyers, répartis sur quatre continents.

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