Funérailles et Covid-19 : Les Evêques du Sénégal privilégient le rite du dernier adieu au cimetière


« En cas d’obsèques, nous demandons à tous de se limiter uniquement à l’absoute, au Cimetière, en présence de la famille restreinte », instruisent les Evêques dans leur troisième communiqué sur la pandémie du coronavirus. Fidespost revient pour ses lecteurs sur le sens et l’importance ce rite.


Disons-le tout de suite : en décidant de ne plus proposer de célébration des funérailles sans eucharistie, en cette période de pandémie du coronavirus, il ne s’agit pas pour les Evêques de proposer des funérailles au rabais. Il est aussi important de rappeler que l’Eglise catholique admet la possibilité de célébrer les funérailles avec ou sans eucharistie mais aussi et surtout que le dernier adieu est un moment fort de la liturgie des funérailles.

Quel est son sens ?

En réalité le mot « absoute » (du latin « absolvere » qui signifie délier dans le sens de l’absolution) n’est plus utilisé dans l’actuel Rituel des funérailles. On parle plutôt de « dernier adieu ». Dans l’ancien Rituel, il désignait le moment d’absoudre le défunt de tous ses péchés (cf. le chant du « Libera me »), à la fin de la cérémonie à l’église. Le défunt faisait en quelque sorte ses adieux…

Dans le nouveau Rituel des funérailles, on parle « dernier adieu » ou « d’ultime recommandation ». En effet, « ce rite veut exprimer le dernier adieu par lequel la communauté chrétienne salue un de ses membres avant que le corps ne soit emporté ou inhumé. » (cf. La célébration des obsèques – Rituel des funérailles I, n°99). C’est un acte de confiance plutôt que de demande purification à la différence de absoute.

A travers ce rite, le défunt est « remis » ou « confié » à Dieu par toute la communauté, « dans l’espoir de nous revoir ». Il s’agit du « sommet de l’adieu de toute l’assemblée au défunt ».


En tant que dernier moment de la célébration, il permet à la communauté de revivre, à travers des gestes et des chants, une grande proximité avec le défunt ainsi que le souvenir non seulement de ce qu’il est pour les proches ou pour l’assemblée mais aussi pour Dieu.

Les gestes du dernier adieu

Les gestes et signes du dernier adieu sont principalement l’encensement et la l’aspersion, « rappel du baptême », lien qui unit dans la foi l’assemblée et le défunt, et signe de respect pour le corps d’un chrétien qui a été le « temple de l’Esprit saint » (cf. Rituel, n°102).

L’encensement toujours facultatif tout en indiquant le respect du corps se présente comme un symbole de la prière qui monte devant Dieu.

Sur le geste de l’aspersion, le Rituel rappelle : « le dernier adieu est le moment par excellence où il convient de solenniser l’aspersion. Ici, plus qu’à tout autre moment, elle peut rappeler que le baptême est le lien qui unit dans la foi l’assemblée au défunt. Cela sera plus manifeste si toute l’assemblée vient, à la suite du prêtre, faire ce geste qui conclura alors le dernier adieu. » (cf. Rituel, n°102).

Signalons, enfin, que le dernier peut être célébré à l’église comme au cimetière.

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