Pape François : Est-ce lui ou devrons nous en attendre un autre ?

Si aujourd’hui le pontificat du Pape François devait prendre fin, une seule question se poserait : que retenir de son pontificat ?

Une chose est certaine : sa posture de chantre incontesté de la miséricorde, sa nature décontractée et libérale, le fait qu’il soit le premier pape non européen et en plus jésuite, son goût pour une vie sobre voire pauvre loin des apparats richissimes de la papauté, ses gestes et réactions spontanés, ses messages appuyés laissaient présager dans l’esprit de nombreux fidèles le printemps de l’Eglise Catholique. Un printemps qui en réalité jusqu’à maintenant n’est resté que dans la forme et non dans le fond.

Il suffit d’analyser ses grand rendez-vous pour voir et comprendre qu’il n’y a vraiment rien de nouveau qui puisse sortir des grandes murailles de la cité du Vatican.

L’un de ses premiers rendez-vous reste le synode sur la famille en 2014 et 2015. Apres tant de débats passionnés autour de la fatidique question des couples remariés, nous nous retrouvons toujours au point de départ sans rien de nouveau que ce que nous savons déjà. Le seul mérite du pape aura été d’avoir soulevé la question sans rien de plus.

Ensuite vient le synode des jeunes. Une grande première dans l’Eglise catholique, avec beaucoup d’engouement sans vraiment de résultats et de fruits tangibles. Encore une fois, le mérite du Pape François aura été d’avoir soulevé la question des jeunes sans rien de plus.

Maintenant vient le synode sur l’Amazonie, au-delà du langage socio-politique et écologique qui ressasse et ressasse encore et encore en substance la doctrine sociale de l’Eglise, les questions printanières telles que la possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés, le diaconat des femmes qui ont suscitées beaucoup de débats ont fini par se noyer dans le fleuve amazone. Une fois encore un synode qui accouche de théories déjà connues.  Le seul mérite du Pape François aura été d’avoir soulevé la question.

Pour tous ceux et toutes celles qui espèrent un printemps dans l’église catholique sous l’ère bergoglienne, il s’agira encore et encore d’espérer. Ne ditons pas avec raison que le catholicisme est une religion d’espérance ?

P. Donald ZAGORE, sma

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