Qui est François Libermann, le Vénérable patron du Grand Séminaire de Sébikotane ?

Fêté le 2 février, date de sa mort, en la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, François Marie Paul Libermann est le patron du Grand Séminaire interdiocésain de Sébikotane. Il sera donc à l’honneur samedi prochain à Sambam, soit un jour plus tôt, au cours d’une messe solennelle que présidera Son Excellence Monseigneur Jean Pierre Bassène, Evêque de Kolda et Administrateur apostolique de Tambacounda, en présence des religieux et religieuses de l’archidiocèse de Dakar, qui célèbrent également, le même jour, la Vie Consacrée.

Mais qui est donc François Libermann ?

Cinquième fils d’une famille juive orthodoxe, François est né dans la province d’Alsace (France), le 14 avril 1802 et s’appelait d’abord Jacob. Son père, Lazare Libermann, était un rabbin et le jeune Jacob se préparait à devenir rabbin lui-même. Mais il se convertira après avoir découvert le Nouveau Testament et le christianisme et se fera baptiser, à l’âge de vingt-quatre ans, le 24 décembre 1826, à Paris. Ressentant une vocation au sacerdoce, il est admis au séminaire de Saint-Sulpice un an plus tard et y reste jusqu’en 1931.

Mais la maladie intervient sous forme de violentes crises d’épilepsie et freine sans jamais l’empêcher son élan vers la prêtrise. Il prend son mal en patience aux séminaire d’Issy-les-Moulineaux (1931 – 1937) et noviciat des eudistes à Rennes (1937 – 1939) et conçoit, avec deux de ses compagnons, le projet de l’évangélisation des esclaves noirs des anciennes colonies françaises.

Par la suite, François Libermann fonde, après son ordination sacerdotale le 18 septembre 1941, à Amiens, la Société du Saint Cœur de Marie, avec l’approbation du Pape Grégoire XVI. Il « l’oriente, de façon prioritaire, vers le service missionnaire du continent africain ». C’est ainsi qu’il organise sa première expédition de missionnaire en Afrique, le 13 septembre 1843.

Dans une « Lettre destinée aux Communautés de Dakar et du Gabon », en 1947, François Libermann, qui n’avait jamais quitté la France, adressait ces paroles aux missionnaires européens : « Dépouillez-vous de l’Europe, de ses mœurs, de son esprit faites-vous nègres avec les nègres, et vous les jugerez comme ils doivent être jugés; faites-vous nègres avec les nègres pour les former comme ils doivent l’être, non à la façon de l’Europe, mais laissez-leur ce qui leur est propre; faites-vous à eux comme des serviteurs doivent se faire à leurs maîtres; aux usages, au genre et aux habitudes de leurs maîtres; et cela pour les perfectionner, les sanctifier, en faire peu à peu, à la longue un peuple de Dieu. C’est ce que saint Paul appelle se faire tout à tous, pour les gagner tous à Jésus-Christ ».

Le 26 septembre 1848, la Société du Saint-Cœur de Marie fut intégrée à la Congrégation du Saint-Esprit dont Libermann est considéré comme étant le second fondateur.

Décédé le 02 févier 1852 à Paris, peu avant son 50ème anniversaire, François Libermann est déclaré Vénérable de l’Eglise catholique par le Pape Pie X, en juin 1910.

Son procès de béatification est toujours en cours, au niveau de la Congrégation pour la cause des saints, dans l’attente d’un miracle.

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3 Commentaires

      • Revoyez la chronologie des faits :
        1) François est né dans la province d’Alsace (France), le 14 avril 1802.
        2) il est admis au séminaire de Saint-Suplice et y reste jusqu’en 1931
        3) C’est ainsi qu’il organise sa première expédition de missionnaire en Afrique, le 13 septembre 1843.

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