Pour que les jeunes chrétiens apportent un écrémage vital à l’action politique et à l’activité économique au Sénégal (Par Emmanuel Diédhiou)

Pour Emmanuel Diédhiou, Directeur du Cabinet du Ministre des Mines et de la Géologie, l’Eglise sénégalaise doit accepter « d’investir dans la formation catéchétique, théologique, doctrinale, humaine des fidèles laïcs, et bannir, par voie de conséquence, tout cléricalisme et tout cloisonnement inutile dans nos différents champs d’apostolat » si elle voit voir un engagement massif et de qualité des jeunes chrétiens dans les structures étatiques, les observer apporter un écrémage vital à l’action politique et à l’activité économique ou encore si elle veut continuer à rester dans ce pays « le principe vital de la société » (Pie XII). C’est l’une des convictions fortes qu’il a exprimée devant le clergé sénégalais, à l’occasion de sa dernière assemblée générale à Kaolack. Dans son allocution fortement saluée, il a également fait remarquer aux prêtres: « L’heure des jeunes a sonné, et vous, pasteurs, prêtres de Jésus Christ, devrez en être les métronomes avisés quand, en face, vous avez des autorités publiques et politiques qui inscrivent comme priorités sous leur magistère, les femmes, le milieu rural et les jeunes ». C’est dans cet esprit que M Diédhiou a « ardemment plaidé pour que « les moyens humains, financiers soient données aux directions diocésaines des œuvres pour que, de manière inclusive et participative, elles puissent proposer des initiatives pastorales innovantes, pertinentes et capables de redonner l’espérance aux jeunes ».

Fidespost vous propose l’intégralité de l’allocution de M. Emmanuel Diédhiou, à l’occasion de la 43ème Assemblée générale du clergé sénégalais, à Kaolack.

Excellences ;

Monsieur le Président de l’UCS ;

Chers Prêtres ;

Mesdames et Messieurs ;

Chers invités.

INTRODUCTION

Pour l’avoir connu en Terre sainte à l’occasion du pèlerinage jubilaire de la Miséricorde, pour avoir perçu à travers son propos et ses actes combien il tenait à son identité de prêtre et à la fraternité sacerdotale qui en est le gage, je ne peux m’empêcher, au début de mon propos, de m’incliner pieusement devant la mémoire de feu Abbé Jean Bosco NDIAYE, ce serviteur infatigable de la cause de l’Evangile que nous avons porté en terre ce samedi 14 septembre, en la fête de la Croix glorieuse.

Pour lui, et pour tous vos confrères prêtres tombés sur le champ de la Mission, je présente mes sincères condoléances à votre fraternité éplorée, et convoite la miséricorde de Dieu sur eux, dans l’espérance et la foi que vous pouvez dorénavant compter sur leur puissante intercession pour continuer à nous guider sur les chemins de la vie chrétienne.

Je voudrais, ensuite, vous remercier pour cette distinctive marque de considération, et surtout pour m’avoir associé à la réflexion à l’occasion de ces assises nationales de l’Union du Clergé Sénégalais (UCS), la 43e du genre, que vous tenez ici à Kaolack, au cœur du Saloum, autour d’une thématique dont l’actualité et la pertinence n’ont d’égale que la place que les jeunes doivent occuper dans l’Eglise-famille de Dieu au Sénégal, en Afrique et dans le monde.

Cette actualité et cette pertinence du thème de vos assises 2019, sont aussi à apprécier à l’aune de la contribution que nos pouvoirs publics, l’Etat et la société sénégalaise sont en droit d’attendre des jeunes, en général, et des jeunes catholiques, en particulier.

C’est donc tout à votre honneur, chers membres du Bureau de l’UCS, d’avoir eu l’intelligence du moment pour, au sortir du Synode spécial sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, permettre à votre fraternité de se pencher plus spécifiquement sur la question de l’accompagnement des jeunes. Ce Synode, convoqué par le Pape François, a mobilisé toute l’Eglise, à l’effet de mieux structurer la pastorale des jeunes, particulièrement à l’échelle des conférences épiscopales.

On dit souvent de l’Eglise qu’elle est experte en humanité, et il nous faut peut-être admettre qu’il y a bien une pédagogie derrière quand, ces dernières années, les Souverains pontifes qui se sont succédés sur le trône de Pierre, nous invitent à méditer, toute une année durant, sur une thématique particulière.

Nous avons, en effet, eu l’année de la Famille en 2014, l’année de la Vie consacrée, de la vie sacerdotale, de la Miséricorde en 2016, et un Synode spécial sur les jeunes, la foi et le cheminement vocationnel.

Toutes ces thématiques ne nous sont pas lointaines ni étrangères ; elles sont comme une invite spéciale à découvrir, à frais nouveau, le vrai visage de Celui qui mit au cœur des baptisés sa jeunesse immortelle pour qu’ils portent au monde entier sa louange de gloire, selon les termes d’un cantique bien connu.

Elles nous invitent également à approfondir notre identité de chrétiens, chacun suivant les exigences spécifiques de son état, pour rayonner d’une fidélité au Christ d’autant plus ferme qu’elle résiste aux aléas du monde.

Dans cette aventure de la foi, nous devons, comme chrétiens, rester solidaires et faire miséricorde à ceux qui, comme les jeunes, ballotés par des vents contraires, tourmentés par les soucis de la vie, déconnectés des espaces d’éducation aux valeurs, perdent tout repère et finissent par ne rien comprendre de l’actualité du message de l’Eglise, se contentant de regarder le doigt quand vous, pasteurs, leur indiquez les hauteurs où se trouve la vraie vie.

  1. – BATIR UNE JEUNESSE CHRETIENNE CONSCIENTE DE SES RESPONSABILITES ET RESILENTE DEVANT LES DEFIS DE L’HEURE

Je dois dire que c’est là une préoccupation qui n’a jamais cessé d’habiter nos pasteurs qui, des Directives et Orientations Pastorales (DOP) des années Thiandoum, aux actuels Plans d’Actions Pastorales (PAP), ont, à maintes occasions, réitéré leurs vœux de voir les chrétiens, et les jeunes en particulier, s’engager plus résolument au service d’une Eglise-famille de Dieu qui témoigne d’une Foi ferme, d’une Espérance joyeuse et d’une Charité toujours plus inventive.

Leurs voix de pasteurs ont-elles été audibles et suffisamment retentissantes pour nous décider à nous impliquer dans tout ce qui engage l’avenir de notre pays, sachant que les parvis de nos cathédrales et chapelles n’ont pas toujours été les espaces de prédilection où se prennent les décisions qui engagent et affectent notre présent et surtout notre avenir comme Sénégalais jouissant des mêmes droits et devant faire face aux mêmes devoirs citoyens ?

Je n’en suis pas tout à fait sûr, et je voudrais m’empresser de relever que ce n’est certainement pas faute d’alternative que vous avez opté de vous pencher, cette année encore, sur la même problématique des jeunes, sans qu’on ne puisse y trouver une quelconque redondance.

L’heure des jeunes a sonné, et vous, pasteurs, prêtres de Jésus Christ, devraient en être les métronomes avisés quand, en face, vous avez des autorités publiques et politiques qui inscrivent comme priorités sous leur magistère, les femmes, le milieu rural et les jeunes.

Nos Evêques et l’Esprit Saint ont par conséquent raison d’y revenir fréquemment dans leurs exhortations, eux qui, forts des devoirs de leurs charges, ne manquent jamais une occasion pour inviter les fidèles laïcs, en particulier les jeunes, à prendre part à l’œuvre de construction nationale, en investissant tous les espaces économique, culturel, politique et social où s’affrontent les grands défis de l’évangélisation et de notre temps.

Il faut, toutefois, en convenir, définir une pastorale attractive pour les jeunes n’est pas une sinécure, pas plus que ne l’est l’élaboration d’une véritable politique publique de jeunesse à l’échelle de nos Etats où tout est urgence vitale !

L’idéal aurait été que les jeunes soient les principaux acteurs de leur avenir, qu’ils s’appliquent à trouver eux-mêmes les solutions structurelles à leurs maux, mais force est de constater que la jeunesse n’est plus une affaire de nombre d’années ; elle relève de dispositions intérieures, de générosité dans l’effort, de sollicitude pastorale. Etre jeune n’est pas une loi implacable de la nature !

Pour preuve, il nous est, en effet, loisible de constater, de voir, d’apprécier des initiatives pastorales élaborées par de vieux prêtres et qui accrochent par leur pertinence quand de jeunes prêtres, marqués par un cléricalisme paralysant et inhibant, n’arrivent même pas à communiquer avec les jeunes dans les espaces dédiés comme les mouvements d’action catholique.

Dans la sphère publique, on peut parfois rencontrer de jeunes Ministres qui peinent à proposer de véritables alternatives aux jeunes en proie au chômage, à l’analphabétisme, à la maladie, des jeunes aujourd’hui atteints jusque dans leur capacité à rêver d’un Sénégal meilleur.

A contrario, on a pu voir de vieux serviteurs de la République mettre en œuvre des politiques de jeunesse simples, non esthétiques mais suffisamment éprouvées pour redonner espoir à la frange la plus importante et la plus vulnérable de notre population. Etre jeune est un état d’esprit, une grâce à implorer pour faire fructifier ses talents et aider les moins vigoureux à tenir le vrai combat de la vie !

Ce constat fait, je plaide ardemment pour que les moyens humains, financiers soient données aux directions diocésaines des œuvres pour que, de manière inclusive et participative, elles puissent proposer des initiatives pastorales innovantes, pertinentes et capables de redonner l’espérance aux jeunes.

  1. UNE PREOCCUPATION PASTORALE CONSTANTE

C’est donc dire que la problématique de l’engagement des jeunes dans le tissu social et politique qui nous réunit ce matin a été conçue, moulue, malaxée dans tous les sens, avec des fortunes diverses, en termes de rapport à la chose publique, d’implication réelle des catholiques dans la marche de nos institutions, mais également de représentativité qualitative dans les instances de décision ou structures étatiques où précisément le mode d’adhésion est souvent l’élection ou la nomination.

Par ailleurs, si l’on part du présupposé qu’il n’y a pas une seule parcelle de nos occupations quotidiennes qui ne soit informée par la vérité et la joie de l’Evangile, si la politique est par excellence l’espace de prédilection pour vivre la charité chrétienne, nous pouvons facilement déduire que les exigences de notre baptême, notre configuration au Christ mort et ressuscité, notre fréquentation assidue de la messe et des sacrements, notre amour pour l’Eglise et ses pasteurs, tout cela s’éprouve finalement à la lumière de notre engagement au service d’une société sénégalaise plus juste, plus prospère et toujours plus unie.

Le témoignage des jeunes chrétiens dans notre cher pays le Sénégal aurait été sans doute plus incisif, plus crédible s’ils se faisaient un point d’honneur, au nom de leur baptême et de leur foi, à se battre pour qu’il y ait effectivement plus de justice, plus de fraternité, plus de vérité dans le dialogue interreligieux, plus de solidarité, plus d’équité dans notre pays, défendant contre vents et marrées les valeurs cardinales qui fondent la république et ce que Senghor, un catholique bon teint, qui a dirigé ce pays pendant plus de 20 ans, appelait fort opportunément le « commun vouloir de vie commune ».

Et devant le spectacle désolant que nous offrent les médias et les réseaux sociaux, il y a comme une urgence à s’engager pour barrer la route aux marchands d’illusions, aux ennemis de la république laïque, aux charlatans qui exacerbent les antagonismes et qui se réjouiraient de voir, au loin, notre pays s’embraser faute de sages et de régulateurs sociaux.

Oui, il nous faut nous en convaincre : entre ce que nous célébrons à l’autel et notre vie ordinaire, familiale ou professionnelle, il y a un lien quasi organique, mystique et non moins réel, qui donne toute son importance au témoignage authentique sans lequel nous serions, comme minorité religieuse, les plus à plaindre dans un pays où 95% de la population est non chrétienne.

  1. DES TEMOINS FIDELES COMME EXEMPLES A SUIVRE

Mais alors, si ces statistiques peuvent émouvoir les partisans d’un prosélytisme de mauvais aloi, nous, chrétiens du Sénégal, avons à considérer notre minorité comme une chance extraordinaire, une bénédiction à accueillir pour être sel et lumière d’un Sénégal nouveau, tant ces deux éléments (sel et lumière) que convoque le Christ pour nous identifier expriment moins la quantité que la qualité, la saveur, l’éclat du témoignage.

Nous avons, en effet, en partage un pays, une nation, une république laïque, démocratique et sociale où, comme des signalétiques sur nos routes, des figures emblématiques comme Mgr Hyacinthe Cardinal Thiandoum, le Président Léopold Sédar Senghor, la virtuose Julien Jouga, l’inimitable Bruno DIATTA, pour ne citer que ceux-là, ont donné, à hauteur d’homme, la pleine mesure de ce qu’un catholique peut faire pour son Eglise et pour son pays, sans compromettre sa citoyenneté et sa foi.

L’hommage planétaire qui a accompagné leur rappel à Dieu, est dont nous sommes tous les témoins devant l’Histoire, est assurément un signe de la force, que dis-je, de ce souffle vital que donne le baptême et qu’aucune principauté ne puit éteindre ou réduire au silence quand on accepte de témoigner humblement, simplement mais intelligemment de sa foi là où précisément le devoir d’état nous interpelle.

Dès lors, parler des forces et faiblesses de l’engagement des jeunes chrétiens, des laïcs en général, dans les structures étatiques, c’est d’abord prendre conscience, comme nos pasteurs l’ont manifesté à maintes occasions, de l’urgence de la mission ; de sorte que nous pouvons, comme en échos, dire avec Saint Jean Paul II que « l’heure des laïcs a sonné ». 

Et à ce propos, il me plait de reprendre une de ses interpellations apostoliques quand, dans Redemptoris Missio, il nous invitait prestement à investir les « nouveaux aréopages de la mission », en faisant particulièrement confiance à notre génie créateur, à notre sagesse pour savoir lire les signes des temps et répondre généreusement à tous ceux et celles qui, aux confluents de la vie politique, économique, sociale, culturelle et religieuse seraient tentés de nous demander de rendre raison de l’espérance qui est en nous (1Pierre 3/15).

Et alors, comme jeunes catholiques, nous leur dirons que si nous osons faire la politique autrement, si nous tenons à une écologie qui respecte la nature, l’environnement et la dignité humaine, si nous pensons que la famille est l’élément de base sans laquelle il n’y a pas de société viable, si pour nous le développement est intégral ou il ne l’est pas, si pour nous c’est se mentir que d’investir dans l’Eglise l’argent volé au pauvres ou détourné de sa finalité première, c’est parce que nous sommes fondamentalement chrétiens et fiers de l’être. Voilà pour le principe !

Faut-il alors se désoler, dans le secret de notre conscience, de voir que nous n’en sommes pas encore là, que l’engagement des jeunes chrétiens dans l’espace public est encore timoré, timide et que, par moment, ils se laissent séduire ou entrainer dans l’indifférence coupable, s’ils ne sont pas divertis par tout ce qui est Lutte, Musique et Danse, la LMD des temps modernes où les mentions honorables se jouent aux biceps, à la vulgarité scénique et à la dépravation des mœurs !

Le souci de préserver notre identité chrétienne, ne doit pas nous amener à adopter l’attitude risible et faussement candide du mécanicien qui voudrait réparer sa voiture tout en gardant les mains très propres, ou du juge indélicat qui, au prétoire, ajoute au cri de la victime en refusant de dire le droit, pour sauver son poste, au mépris du serment pris devant tous.

  1. L’ECLAIRAGE DU MAGISTERE : UN VIATIQUE

Ne nous laissons pas distraire ; nos forces comme jeunes pour rayonner dans l’espace public où notre témoignage chrétien est attendu, sont régulièrement mises en relief par les textes du Magistère.

Il nous faut, par conséquent, comme chrétiens, si nous voulons être un bon Président de la République ou tenir le rôle qui est attendu de nous à l’Assemblée Nationale, au Gouvernement, au Conseil Economique, Social et Environnemental, au Haut Conseil des Collectivités Territoriales ou dans les Cours et Tribunaux être à la hauteur des attentes placées en nous.

Il nous faut, en sus de la compétence que tous nous reconnaissent, bien nous armer spirituellement, connaitre la Doctrine sociale de l’Eglise, en somme, nous former pour pouvoir, par exemple, comme le souhaitait le Pape Léon XIII, « passer des régions de la politique à la sphère voisine de l’économie sociale ».

Les défis de notre Eglise sont multiples et variés, mais principalement ils sont condensés en un : la Formation. Il conviendra ici de dire, au risque de froisser certaines susceptibilités, que des Eglises bondées de monde tous les dimanches, des Séminaires et Maisons de formation religieuse qui refusent du monde ne sont pas nécessairement signes de vitalité d’une Eglise locale.

Il ne faut pas qu’on s’y méprenne, si l’on veut que notre engagement dans les structures étatiques soit massif et de qualité, si l’on veut que nos jeunes chrétiens s’engagent pour apporter un écrémage vital à l’action politique et à l’activité économique, si nous voulons qu’au Sénégal l’Eglise reste encore le principe vital de la société (Pie XII) il nous faut accepter d’investir dans la formation catéchétique, théologique, doctrinale, humaine de nos fidèles laïcs, et bannir, par voie de conséquence, tout cléricalisme et tout cloisonnement inutile dans nos différents champs d’apostolat.

Ceux qui sont investis de notre confiance de citoyens et qui se reconnaissent membres à part entière de notre communauté chrétienne devront pouvoir nous représenter dignement, non pas par des références systématiques à la Bible, mais en intégrant dans leur pratique quotidienne les valeurs évangéliques que nous avons en partage, sans compromission inutile ni repli identitaire.

Notre république et laïque et ne supporte pas que l’action soit guidée par des contingences raciales, ethniques, religieuses ou autres. Un devoir de veille s’impose, notre intelligence de la situation nous le commande aujourd’hui plus que par le passé. Les signaux alarmants que nous décryptons par moment ne sont pas anodins, loin s’en faut.

         CONCLUSION

En vous réitérant mes remerciements pour cette invitation, je souhaite que dans les divers secteurs de la vie politique, économique, culturelle et religieuse, nous continuions, comme jeunes chrétiens, comme fidèles du Christ, à tenir haut le flambeau de notre foi et de notre baptême, par un témoignage qui tranche d’avec la soif de pouvoir, l’injustice, le désordre. Notre foi est déjà une force extraordinaire ; ne faiblissons pas.

En définitive, nous pouvons soutenir que sans réarmement moral, spirituel, il sera difficile, permettez la répétition, d’engager les jeunes sur les sentiers de l’engagement social, politique, ecclésial. L’Eglise, comme le Christ aux disciples d’Emmaüs, marche avec les jeunes et les écoute avec confiance et une tendresse toute particulière.

Donnez-leur cette espérance pour que leur verdeur juvénile continue de stimuler votre ardeur de prêtres et de serviteurs de l’Evangile ! 

JE VOUS REMERCIE DE VOTRE AIMABLE ATTENTION

Kaolack, le 17 septembre 2019

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