Les parents d’élèves du privé catholique apportent leur soutien à l’ISJA et appellent au discernement et à la lucidité

« Nous exprimons à la direction tout notre soutien dans sa politique éducative pour la réussite de nos enfants, et appelons tous les acteurs à plus de discernement et plus de lucidité pour le bien commun de nos enfants en particulier et en général pour le bien du peuple sénégalais », lit-on dans un communiqué signé par Henri Benoît Diadhiou, Président l’Union Nationale des Associations des Parents d’élèves de l’Enseignement Catholique du Sénégal (UNAPECS). Cette déclaration fait suite à celle de personnel de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc secouée par une affaire d’exclusion d’élèves voilées.

L’UNAPECS, rappelle Benoît Diadhiou, est un organe consultatif pour l’Office National de l’Enseignement Catholique du Sénégal (ONECS) et la Conférence épiscopale en matière d’éducation et de formation ; elle représente toutes les associations des parents d’élèves de l’enseignement catholique du Sénégal dans toutes les instances nationales, sous régionales et internationales.

S’exprimant sur l’ « affaire ISJA », l’UNAPECS entend assumer « le devoir historique d’éclairer l’opinion publique sur le sujet qui ne peut et ne doit en aucun cas être assimilé à un sujet religieux mais plutôt purement laïc, mieux un sujet citoyen ».

Après avoir énoncé le règlement intérieur de l’ISJA, notamment l’article qui porte sur la tenue vestimentaire des apprenants, cet organe consultatif des évêques du Sénégal a lancé plusieurs questions, pour favoriser le discernement dans le contexte de cette crise :

Lorsqu’au sein du cadre éducatif sénégalais des structures imposent leur règlement, l’on ne s’en offusque point. Pourquoi alors y aurait-il exception pour l’Institution Jeanne d’Arc ? 

Quand les repères sont déplacés au goût de cas individuels au détriment de la communauté éducative, où va-t-on ? Que reproche a-t-on une communauté éducative qui, pour garantir les bonnes relations, régit un cadre de fonctionnement promouvant une éducation équitable, harmonieuse et stable à tous les enfants de la communauté sénégalaise ? Des cas d’exceptions vont-ils sacrifier cette harmonie et cette stabilité de nos enfants ? 

Peut-on accepter que des individus, dans une école, imposent une vision contraire à celle du projet éducatif dudit établissement scolaire au nom de leur liberté d’expression ? 

Changeons la donne : quel chef de famille aurait accepté qu’une tierce personne vienne lui imposer des règles de fonctionnement dans son foyer au détriment du cadre familial ? 

Pour le Président nation des parents d’élèves du privé catholique, « la liberté d’expression ne rime pas avec la volonté de s’imposer à autrui dans sa propriété ». 

A propos Fides 328 Articles
Actualité au Sénégal

1 Commentaire

  1. Il est question là, de laisser ou pas les gens faire n’importe quoi. Depuis quand a t’on vu en Afrique Sud saharienne des femmes s’habiller comme en Afghanistan ? Les vrais africains qui imposent ce genre vestimentaire savent ils que cela est une tradition paschtoune (Pakistan et Afghanistan) Tarek Houbrou qui est l’imam de Bordeaux a tenu une conférence à Lyon il y a quelques années et ce jour là, beaucoup de ceux qui étaient venus ont eu ce qu’il fallait d’enseignement pour comprendre enfin que ce genre de comportement n’avait rien à voir avec une pratique de la religion. J’espère que les autorités Sénégalaises ne laisseront pas ces gens déstabiliser le pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.