Les enjeux de la seconde visite du Pape François en terre africaine

Le pape François entame demain, 4 septembre 2019 jusqu’au 10 du même mois, sa seconde visite en terre africaine, depuis le début de son pontificat. Il se rendra successivement au Mozambique, à Madagascar et à l’île Maurice. Un séjour sous le signe de la paix, de la lutte contre la pauvreté, la corruption et l’injustice sociale.

Au cours de ce 31e déplacement hors d’Italie du pontificat, le Pape François débutera par le Mozambique et Madagascar, deux pays respectivement classés 7e et 5e au classement des pays les plus pauvres du monde.

La venue papale du 4 au 6 septembre à Maputo au Mozambique intervient un mois après la signature d’un traité de paix historique entre le gouvernement du Mozambique et la Renamo, ancien groupe de rébellion devenue le principal parti d’opposition du pays. En effet, si la guerre civile est finie depuis 27 ans, la Renamo n’a jamais totalement déposé les armes

Dans ce contexte, la visite du pape est un symbole positif. Le chef de l’Église catholique devrait notamment s’exprimer sur les conflits. Dans un message vidéo, le pape a appelé à un renforcement de «la réconciliation fraternelle au Mozambique et en Afrique, seule espérance pour une paix solide et durable».

Dans la gigantesque île de Madagascar où il sera présent du 6 au 9 septembre, le Pape trouvera une forte mobilisation. «On a prévu 800.000 personnes pour assister à la grande messe célébrée par le pape», a précisé à l’AFP le révérend père Gabriel Randrianantenaina, secrétaire coordonnateur de la conférence épiscopale locale. C’est l’un des pays les plus pauvres de la planète, où trois quarts des habitants de l’île vivent avec moins de deux dollars par jour. Environ 40% de la population de Madagascar (25 millions d’habitants) est de confession chrétienne. Parmi elle, la moitié est catholique.

Selon le Père Pedro Opeka, fondateur d’une œuvre que l’évêque de Rome visitera à Madagascar, ce déplacement devrait être l’occasion d’une parole papale « claire » contre pauvreté, la corruption et l’injustice sociale. 

La dernière destination de la délégation papale est radicalement différente des premières et sera beaucoup plus courte, du 9 au 10 septembre. L’île Maurice possède une démocratie stable et une situation économique moins alarmantes que les pays précédents avec «seulement» 10% de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté.

Pour la «Perle de l’océan indien», la venue du souverain pontife «ne sera pas une visite du pape catholique, mais au peuple mauricien dans toute sa diversité religieuse», a souligné le cardinal Maurice Piat, évêque de Port-Louis. En effet, Maurice est une île à majorité hindoue, avec 30% de chrétiens et environ un cinquième de musulmans.

Les habitants de l’île Maurice comptent profiter de la venue du pape pour planter 200.000 arbres en son honneur.

La fin de cette «tournée» portera à 8 le nombre de pays africains visités par le pape François depuis le début de son pontificat, en 2013. Ces trois États s’ajoutent au Kenya, à l’Ouganda, à la République centrafricaine, à l’Egypte et au Maroc.

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