Qu’est ce que le péché par omission et quelles sont ses conséquences?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le péché par omission n’a rien à voir avec les petits oublis ou encore l’amnésie. Mais qu’est ce que le péché par omission ? Quelles en sont les conséquences et comment l’éviter ?

En plus du Confiteor (Je confesse à Dieu) que nous proclamons au début de chaque célébration eucharistique et dans lequel il est mentionné, le Catéchisme de l’Eglise catholique fait également directement référence au péché par omission sans l’expliquer : « On peut distinguer les péchés selon leur objet, comme pour tout acte humain, ou selon les vertus auxquelles ils s’opposent, par excès ou par défaut, ou selon les commandements qu’ils contrarient. On peut les ranger aussi selon qu’ils concernent Dieu, le prochain ou soi-même ; on peut les diviser en péchés spirituels et charnels, ou encore en péchés en pensée, en parole, par action ou par omission » (cf. CEC, 1853).

Toutefois, on trouve une définition explicite dans la lettre de l’apôtre Saint Jacques : « Être en mesure de faire le bien, et ne pas le faire, c’est un péché » (cf. Jacques 4, 17). Ainsi, le péché par omission, c’est de ne rien faire, de ne pas avoir mis volontairement en oeuvre une action, une parole, une attitude alors qu’on aurait pu le faire. Cela implique qu’on avait la possibilité d’intervenir, qu’on avait le devoir moral d’intervenir et qu’on n’a volontairement pas agi (cf. Dictionnaire de morale).

Nous péchons donc par omission quand nous n’osons pas dire, avec charité, à un proche qu’il agit mal et se détruit ou lorsque nous restons muets devant l’injustice ou quand on n’ose pas dire sa foi, ne pas prendre la parole pour éviter un conflit.

En effet, selon le Catéchisme de l’Église catholique, le péché est certes « un acte personnel » mais « nous avons une responsabilité dans les péchés commis par d’autres, quand nous y coopérons en y participant directement ou volontairement ; en les commandant, les conseillant, les louant ou les approuvant ;  en ne les révélant pas ou en ne les empêchant pas, quand on y est tenu et protégeant ceux qui font le mal » (cf. CEC, 1868, cf. aussi Mt 18, 14-17).

Un péché aux conséquences graves

Le péché par omission est aussi grave que le péché par action. Les conséquences qui en découlent sont assez graves. Il n’est que de penser à ces paroles de Jésus dans l’évangile de Saint Mathieu : « Alors il dira encore à ceux de gauche: Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais un étranger et vous ne m’avez pas accueilli, nu et vous ne m’avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m’avez pas visité. Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour: Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir? Alors il leur répondra: En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle » (cf. Mt 25, 41-46).

Sur les conséquences sociales du péché par omission, le Saint Pape Jean Paul II écrit : « Peut être social le péché par action ou par omission, de la part de dirigeants politiques, économiques et syndicaux qui, bien que disposant de l’autorité nécessaire, ne se consacrent pas avec sagesse à l’amélioration ou à la transformation de la société suivant les exigences et les possibilités qu’offre ce moment de l’histoire; de même, de la part des travailleurs qui manqueraient au devoir de présence et de collaboration qui est le leur pour que les entreprises puissent continuer à assurer leur bien-être, celui de leurs familles et de la société entière » (cf. Exhortation Apostolique Reconciliatio et Paenitencia, chapitre 16).

Finalement comme le dit le Pape François, « en réalité, il ne suffit pas de ne pas faire de mal au prochain, il faut encore choisir d’accomplir le bien en saisissant les occasions pour bien témoigner que nous sommes disciples de Jésus ».

Comment l’éviter ?

Parmi les moyens pour éviter le péché par omission, il y a bien sûr la prière, une plus grande intimité avec le Seigneur pour se laisser guider par son Esprit qui nous parle. Etre attentif et sensible aux événements et aux situations qui se déroulent sous nos yeux. Et agir sans délai conformément à l’évangile ruminé dans la Lectio divina, l’Oraison…

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