Désormais, tout religieux illégitimement absent ou introuvable sera renvoyé ipso facto de sa Congrégation

Un religieux illégitimement absent depuis plus de douze mois et introuvable pourra être déclaré ipso facto renvoyé de son institut, prévoit le motu proprio Communis vita du Pape François publié le 26 mars par le Saint-Siège.

« La vie en commun est un élément essentiel de la vie religieuse et « les religieux doivent habiter dans leur maison religieuse en observant la vie commune et ils ne peuvent pas s’en absenter dans permission de leur supérieur » (can. 665 §1 CIC) »: c’est ainsi que commence la nouvelle « lettre apostolique » en forme de « motu proprio » du Pape François intitulée « Comunis vita ».

Il est en date du 19 mars – sous le patronage de S. Joseph. Il est publié par le Saint-Siège en italien et en latin, mardi 26 mars. Les nouvelles normes seront publiées par L’Osservatore Romano et entreront en vigueur le 10 avril.

Le Code de droit canon, poursuit le pape, « impose au supérieur de rechercher le religieux illégitimement absent pour l’aider à retourner et à persévérer dans sa propre vocation ».

Toutefois, il arrive que le supérieur ne soit pas en capacité de retrouver la trace du religieux absent. Si le Code de droit canon prévoit la possibilité de renvoi du religieux absent, « quand on ignore le lieu où le religieux réside, il devient difficile de donner une certitude juridique à la situation ». Ce nouveau motu proprio vient donc clarifier ces situations en modifiant l’article 694 du droit canon.

Parmi les cas de renvoi d’un religieux « par le fait même », s’ajoute celui d’une absence « illégitime (…) pour douze mois ininterrompus » et ou le religieux est introuvable. Dans ce cas, le supérieur – après consultation de son conseil – doit émettre sans délai une déclaration de renvoi. Celle-ci doit ensuite être confirmée par l’autorité de l’institut – soit l’évêque soit le Saint-Siège. Ce cas de renvoi s’ajoute à celui en raison d’un abandon notoire de la foi catholique et à celui de mariage.

En somme, le document clarifie la situation des religieux en rupture de couvent: si un religieux ne donne pas signe de vie et reste introuvable après 12 mois consécutifs, il est considéré comme renvoyé de l’état religieux, de même s’il se marie (même seulement civilement), ou s’il abandonne la foi catholique (déjà dans le Code).

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