Centrafrique : l’appel des Evêques à s’abstenir des festivités du 1er décembre

Le 1er décembre prochain, la République centrafricaine célébrera 60 ans de son indépendance. Au regard des derniers événements malheureux que le pays a connus, ponctués par le massacre de Alindao où plus de 60 personnes ont été tuées dont des prêtres, les évêques centrafricains appellent à s’abstenir de toutes festivités en signe de deuil.

La Conférence épiscopale centrafricaine a invité les centrafricains à ne pas prendre part aux festivités marquant le 1er décembre suite aux récents événements ayant couté la vie à plusieurs personnes dont deux prêtres. La décision a été prise le 24 novembre lors de la session extraordinaire de la Conférence et rendue public le même jour.

Dans le communiqué, la Conférence épiscopale centrafricaine a justifié cette prise de position par les récents événements douloureux et répétitifs qui ont endeuillé plusieurs familles notamment à Bangui, Bambari, Batangafo et Alindao.

Elle qualifie ces faits de crimes contre l’humanité et inacceptable, selon la constitution du 30 mars 2016, qui stipule que « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ».

Pour les évêques centrafricains, la commémoration des festivités du 1er décembre doit être placée sous le signe de deuil national. « La Conférence Episcopale vient par ce présent communiqué demander à l’Eglise, aux hommes et femmes par la solidarité et dans le respect de la mémoire des victimes de s’abstenir des festivités du 1er décembre en signe de deuil », écrivent-ils.

La conférence a aussi retenu la date du dimanche 02 décembre 2018, comme une journée de prière en mémoire des victimes dans les tous les diocèses du pays.

Le gouvernement centrafricain a réagi à cet appel, dès le lendemein, 25 novembre : « Le gouvernement est particulièrement sensible aux attaques ciblées contre l’Eglise catholique et qui ont entrainé la mort de deux Prêtres, et exprime par la même occasion, sa profonde solidarité avec l’Eglise qui a déjà payé par le passé, un lourd tribut depuis que notre pays a été plongé dans cette grave crise… »,  a déclaré Ange Maxime Kazagui, Ministre Porte-parole du gouvernement. Il a faire savoir que dans les circonstances actuelles qui menacent de replonger la RCA dans le chaos, le gouvernement appelle tous les acteurs, toutes les forces vives du pays à un sursaut patriotique et à se garder de toute action susceptible d’exacerber les tensions, et d’affaiblir davantage notre cohésion déjà mise à mal.

 

 

 

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