Ordination d’un nouvel Evêque: ce qu’il faut savoir sur la cérémonie liturgique

A la fin de cette semaine, Mgr Michael Banach, nonce apostolique au Sénégal ordonnera le nouvel évêque du diocèse de Kaolack, Mgr Martin Boucar Tine. La cérémonie aura lieu le samedi 24 novembre 2018, au Collège Pie XII. Comment se déroulera cette célébration ? Quels en seront les temps forts ? Voici ce qu’il faut savoir sur l’ordination d’un nouvel évêque.

L’ordination épiscopale un événement d’Eglise. Elle se déroule en présence du peuple de Dieu, présidée, en principe par l’archevêque métropolitain (Evêque consécrateur principal), entouré de deux autres évêques consécrateurs. La présence de plusieurs autres évêques, notamment ceux de la même conférence épiscopale et d’autres évêques, manifeste l’accueil et l’intégration du prêtre nommé évêque dans le collège épiscopal.

Ouverture de la célébration et présentation du nouvel évêque

Après la procession et le chant d’entrée, un prêtre présente à l’Evêque consécrateur principal le prêtre nommé évêque: « Père, l’Eglise de (le nom du diocèse) vous présente N., prêtre, et vous demande de l’ordonner pour la charge épiscopale ». Ce à quoi l’évêque consécrateur principal répond : « Vous devez avoir reçu du Siège apostolique la lettre qui le désigne pour cette charge. Qu’on en fasse la lecture ».

Un autre prêtre montre alors la « bulle » (lettre) apostolique, et en fait la lecture publique. 
Ensuite, l’assemblée se lève, exprime sa joie et son assentiment par un chant d’action de grâce ou l’hymne du « Gloire à Dieu ».

La liturgie de la Parole 


Suit la liturgie de la Parole, avec notamment la mise en évidence de l’Evangéliaire et la proclamation solennelle de l’Evangile. Une des premières missions de l’Evêque est l’annonce de l’Evangile.

L’ordination 
épiscopale

Elle commence un chant d’invocation à l’Esprit-Saint, comme, par exemple, le « Veni Creator ». Ensuite a lieu l’engagement public du prêtre nommé évêque, à travers un dialogue entre l’évêque consécrateur principal et le futur évêque : « …Acceptez-vous la charge que nous ont confiée les Apôtres et que nous allons vous transmettre par l’imposition des mains ?…Voulez-vous annoncer l’Evangile du Christ avec fidélité et sans relâche ?…Voulez-vous garder dans sa pureté et son intégrité le dépôt de la foi, selon la tradition reçue des Apôtres ?… Voulez-vous travailler à la construction du corps du Christ, qui est l’Eglise, et demeurer dans son unité, avec tout l’ordre des évêques, sous l’autorité du successeur de Pierre ?… »

Après plusieurs autres questions, l’évêque consécrateur principal termine en disant : « Que Dieu lui-même achève en vous ce qu’il a commencé ».

Suit alors la grande supplication litanique. Le futur évêque s’allonge et toute l’assemblée prie de façon particulièrement intense en une grande litanie qui invoque tous les saints.

Le cœur de l’ordination sacramentelle

Selon une tradition venue des Apôtres, l’imposition des mains exprime l’invocation à l’Esprit-Saint. Elle est faite par l’évêque consécrateur principal et par tous les évêques présents, et se vit dans un profond silence. Dans le prolongement de ce recueillement a lieu la grande prière d’ordination, dont voici un extrait, assez central : « Et maintenant, Seigneur, répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit souverain que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, l’Esprit qu’il a lui-même communiqué aux saints Apôtres qui établirent l’Eglise en chaque lieu comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton nom ».

Pendant cette prière, deux diacres tiennent l’Evangéliaire ouvert au-dessus de la tête et des épaules du nouvel évêque. L’évangile est le principe de vie de l’Eglise, et pour l’évêque, encore plus qu’auparavant, il est sa raison d’être. L’assemblée acquiesce à la prière en chantant un Amen solennel.

Vient ensuite l’Onction avec le saint-chrême, sur la tête du nouvel ordonné. L’évêque est d’abord un consacré par l’Esprit Saint, associé au Christ souverain prêtre.

On procède alors à la remise de l’Evangéliaire, à haute signification symbolique, puis à la remise des « insignes » de l’Evêque : l’anneau, signe de fidélité à l’égard de l’Eglise, épouse du Christ; la mitre, signe de l’appel à la sainteté; et le bâton pastoral, signe de la mission du pasteur.

Le nouvel évêque reçoit alors un baiser de paix fraternel de la part des évêques présents, signe d’accueil dans le corps épiscopal. L’assemblée chante joyeusement un chant ou un psaume qui exprime la dynamique de l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Ensuite, elle proclame le Credo.

La liturgie eucharistique et bénédiction solennelle

La liturgie eucharistique est présidée par le nouvel évêque : procession des offrandes, acclamations eucharistiques, anamnèse un peu développée, la fraction du pain, la communion au Corps et au Sang du Christ.

Puis a lieu, enfin, la bénédiction solennelle et l’envoi.

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