Et si l’on demandait des messes pour faire tomber la pluie ?

Habituellement au Sénégal, à l’approche de la fête de l’Assomption ou le jour de la fête elle-même, le ciel prend part à la fête en ouvrant ses vannes pour faire tomber la pluie. Cette année, ces vannes sont restées fermées. Et c’est d’ailleurs ainsi depuis le début de l’hivernage, sauf pour quelques rares fois, dans plusieurs localités du pays. L’inquiétude du monde rural est au rouge et ça craint pour tout le monde. Mais, il y a peut être une solution : demander des messes ou faire des prières pour faire tomber la pluie.

Il ne s’agit pas d’une solution magique ou superstitieuse, certes, mais elle peut bel et bien marcher grâce à la foi fervente qui nous rend capables d’élever nos voix vers Dieu, Créateur et Dispensateur de tout don.

C’est ce qu’a fait le psalmiste dans la Bible : « Tu visites la terre et tu l’abreuves, tu la combles de richesses ; les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau : tu prépares les moissons. » (Psaume 64, 10).

Sur le plan liturgique, l’Eglise prévoit une période spéciale de prière pour la nature, pendant le temps pascal. C’est le temps des Rogations (du mot latin «rogare » qui signifie demander), trois jours avant la fête de l’Ascension. A cette occasion, on bénit les semences et les champs et on demande à Dieu un bon hivernage.

Le Missel Romain prévoit également la possibilité de célébrer une messe pour demander à Dieu d’ « accorder les pluies dont nous avons besoin ».

Voici le texte complet de l’oraison de cette messe : «Dieu, à qui nous devons de naître, de vivre, et de grandir, nous dépendons de toi en toutes choses: accorde-nous les pluies dont nous avons besoin, afin qu’étant rassurés pour les fruits de la terre, nous puissions mieux rechercher les biens de l’éternité ».

En ces temps où les nuages s’amoncellent au dessus de nos têtes chargés de promesses de pluie avant de se disloquer et de laisser les agriculteurs dans l’angoisse, n’hésitons pas à renforcer notre démarche de foi en Dieu, qui sait nous donner plus que nous n’osons demander, puisqu’il connaît d’avance nos manques et nos insuffisances.

Toutefois, prendre le chemin de la foi, c’est accepter de se mettre à l’école de Dieu dont la pédagogie conduit toujours l’homme à un renouvellement. En effet, demander à Dieu la grâce de la pluie, c’est aussi prendre conscience de sa responsabilité personnelle et collective sur le dérèglement climatique qui provoque la rareté des pluies et prendre le chemin de la conversion du cœur et du style de vie.

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