N’abusez pas du signe de croix pendant la messe : c’est deux fois seulement !

La liturgie prévoit en principe deux moments pendant lesquels les fidèles peuvent se signer (faire le signe de la croix) au cours de l’eucharistie : au début de la messe, quand le prêtre après avoir vénéré l’autel salue l’assemblée et à la fin de la célébration, avant le chant de sortie. Certains ajoute un troisième moment, lors de la proclamation de l’évangile (triple signation).

La Présentation Générale du Missel Romain (PGMR) et le Cérémoniaire que pouvez téléchargez sur le net reviennent clairement sur ces grands moment de la signation pendant la messe:

  1. « Lorsque le chant d´entrée est fini, le prêtre, debout à son siège, fait le signe de la croix avec toute l´assemblée » (cf. PGMR, 50). Remarquons que c’est du lieu de présidence (non pas de l’autel ni de l’ambon) que le prêtre fait le signe de la croix.
  2. A la fin de la messe, « le célébrant, tourné vers l’assemblée, (…) chante ou dit : « Que Dieu tout-puissant vous bénisse ». Ensuite, il fait le signe de la croix, de manière ample et sans hâte, au-dessus de l’assemblée en disant : « Le Père, le Fils et le Saint Esprit ». Tous répondent : « Amen »

Une troisième signation peut être ajoutée, à la proclamation de l’évangile le prêtre ou le diacre « chante ou dit :  « Évangile de Jésus Christ selon saint N »… » : en faisant le signe de la croix avec le pouce droit sur le texte, puis sur son front, ses lèvres et sa poitrine. Les fidèles s’associent à l’acclamation avant la lecture de l’Evangile par une triple petite « signation » sur le front, les lèvres et la poitrine.

Cette marque de vénération du Christ dans sa Parole, attestée depuis le XIe siècle, exprime notre désir d’accueillir pleinement la Bonne Nouvelle avec toute notre intelligence (front), notre capacité à témoigner par nous-mêmes (bouche) et avec tout notre amour (cœur).

En dehors de ces trois moments, il n’est indiqué nulle part que le fidèle ou le prêtre peuvent faire le signe de la croix à la fin du rite pénitentiel, lorsque le prêtre dit « Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde… », ni avant ou après l’homélie, ou encore au moment le geste de paix avant la communion.

Mais ces précisions n’enlèvent en rien à l’importance et à la valeur du signe de la croix, un geste extrêmement ancien dans l’Eglise. « Au moment de sortir, au début et à la fin de toutes nos activités, au moment de nous habiller, à table, en allumant les lumières, quand nous nous couchons ou nous reposons, à chacune de nos activités, nous nous marquons le front avec le signe de la croix», recommandait Tertullien, un père de l’Eglise du IIe siècle.

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