Pourquoi choisir le nom d’un saint pour votre enfant lors de son baptême

Le choix du nom de l’enfant au baptême est souvent source de conflit ou d’incompréhension entre les curés et les parents, surtout lorsque ces derniers choisissent de donner uniquement à leurs enfants un nom traditionnel africain. « C’est une façon d’africaniser notre foi chrétienne », pensent certains d’entre eux. Bref survol d’une tradition souvent méconnue.

Un peu d’histoire

Depuis les premiers chrétiens, c’est la tradition de donner aux nouveaux baptisés le prénom d’un chrétien qui l’a précédé dans la foi. C’est au Concile de Trente (1545-1563), que l’Eglise catholique demande aux parents chrétiens de choisir le nom d’un saint pour leur enfant, afin de lui procurer un modèle et un protecteur.

A cette époque la réglementation était assez stricte. Dans certains diocèses, par exemple, des évêques veillaient à donner des consignes strictes concernant le choix du prénom de leurs enfants et faisaient afficher dans les églises une liste de 1251 prénoms de garçons et de 373 prénoms de filles autorisés…

Aujourd’hui, les choses ont fort bien évolué. Si elle n’est plus aujourd’hui aussi stricte, l’Église continue néanmoins de recommander aux parents de choisir un nom qui se rattache à un saint. Avec toujours le même objectif : «proposer un modèle de vie», et «donner un saint protecteur».

Le sens et l’importance du choix d’un nom chrétien

Devenir chrétien, c’est entrer dans la famille chrétienne et donner un nom chrétien à l’enfant présenté au baptême, c’est lui donner une famille. Voilà pourquoi l’Eglise souhaite qu’il ne soit pas étranger à cette famille. Autrement, cela l’isolerait.

En effet, « dans la mentalité chrétienne, l’homme est relié à Dieu, à ses ancêtres, à un peuple et à ses saints. Donner à un enfant un nom « de famille », un nom qui le rattache à une lignée, c’est beaucoup plus que de le mettre sous la protection d’un saint. Si nous perdons le sens de la communion des saints, nous nous considérons comme si nous étions chacun tout un univers dont nous sommes et le Dieu et le peuple.» (Cardinal Godfried Danneels)

Cette Communion des saints souligne la filiation spirituelle profonde qui unit les chrétiens d’aujourd’hui aux témoins d’hier qui deviennent tout autant des modèles que des intercesseurs.

Tel est le sens du nom chrétien à donner en premier à votre enfant lors de son baptême, c’est-à-dire au moment de son « intégration » dans la grande famille chrétienne. Il reste toujours possible, toutefois, de l’accompagner d’un nom traditionnel de votre choix.

fidespost

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