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28 septembre 2020
FidesPost
VIE CHRETIENNE

Comment savoir si le sacrement que j’ai reçu est valide ou pas ?

Dans une note publiée le 6 août dernier, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi déclare invalide tout baptême conféré avec la formule « Nous te baptisons au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». Elle ajoute que les personnes dont on a célébré le baptême avec cette formule doivent être baptisées de manière absolue avec la formule requise : « Je te baptise ». Quelques jours après, un prêtre américain, qui avait remarqué à travers une vidéo l’invalidité de son baptême, a été obligé de reprendre non seulement son baptême mais aussi son ordination diaconale et sacerdotale. Une information qui a amené de nombreux fidèles à se poser des question sur la validité des sacrements qu’ils ont reçus. « Tel sacrement que j’ai reçu est-il valide ou réel ? Comment savoir s’il est valide ou pas ? », se demandent-ils. Voici quelques rappels sur la validité des sacrements que vous propose Fidespost.

Comme signes de la foi et actes d’obéissance au Christ, les sacrements doivent être administrés validement, c’est-à-dire de telle façon que les signe soient posés dans leur totalité et que les effets soient réalisés. On ne peut donc choisir arbitrairement ni les signes ni les formules autres que ce que le Christ a institués et confiés à son Église.

Il ne faut, toutefois, pas confondre la validité d’un sacrement avec sa licéité (du verbe « permettre », en latin), qui porte sur le respect de la « forme » de la célébration du sacrement, comme par exemple le lieu, la célébration, les documents obligatoires…Les conditions de validité et de licéité sont définies par l’Église.

Pour la validité des 7 sacrements, deux éléments sont nécessaires ou indispensables, à savoir : un élément matériel et une parole :

  • le Baptême : l’eau et la formule du baptême (« Je te baptise… »)

  • l’Eucharistie : le pain et le vin et les paroles de la Consécration (« Ceci est mon Corps » ; « Ceci est la coupe de mon Sang »)

  • la Confirmation : l’onction du Saint chrême, consacré par l’évêque et les paroles : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ».

  • la Réconciliation : l’aveu des fautes et la formule de l’Absolution

  • l’Onction des malades : onction d’huile des malades et les paroles prescrites

  • l’Ordre : l’imposition des mains et les paroles prescrites

  • le Mariage : la présence des époux et de témoin qualifié et l’échange des consentements

A ces deux éléments s’ajoutent également, pour tous les sacrements, le fait d’avoir l’intention de faire ce que fait l’Eglise et d’être en pleine conscience de ce que l’on fait. Cela suppose que la personne qui reçoit la sacrement adhère au Christ et à son Eglise. A noter que dans le cas du baptême des nouveau-nés, la foi et la compréhension des parents remplacent celles du bébé.

En outre, le ministre du sacrement, prêtre ou diacre, doit être en pleine communion avec l’Église, donc en lien avec son évêque, et doit être habilité pour exercer ce ministère (par exemple, tous les prêtres n’ont pas le pouvoir de confesser en tous lieux, le Canon 966 – § 1. stipule, en effet, « Pour que l’absolution des péchés soit valide, il est requis que le ministre, en plus du pouvoir d’ordre, ait la faculté de l’exercer à l’égard des fidèles à qui il donne l’absolution »).

Il faut également prendre en compte les particularités propres à chaque sacrement à travers certaines situations.

En cas d’urgence, le Baptême peut être conféré par toute personne présente même non chrétienne, à condition d’être de bonne foi, d’utiliser un peu d’eau peu d’eau et de dire la parole rituelle : «Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit».

Le sacrement de l’Eucharistie tout comme l’Onction des malades et la Réconciliation (aveu des fautes suivi de l’absolution) ne peuvent être célébrés que par un prêtre validement ordonné.

Le ministre ordinaire de la Confirmation et du Sacrement de l’Ordre est l’évêque mais il peut déléguer son pouvoir à un prêtre pour la Confirmation. Et pour conférer le sacrement de l’Ordre, l’évêque doit être en communion avec le Pape et s’assurer de la liberté totale du l’ordinand.

Enfin, pour le Mariage, les époux doivent exprimer un consentement libre, manifester une connaissance suffisante et l’acceptation des droits et devoirs réciproques du mariage et être à mesure d’en assumer les obligations.

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